Ultra-trail des Chevaliers, samedi 16 / dimanche 17 mai
En attendant les résultats définitifs des Interclubs, un petit détour par l’Alsace, pour un résultat dont je suis fier à titre personnel. Je parle rarement de moi ici, mais, pour une fois je m’y colle… parce qu’en fait il ne s’agit pas de moi, mais d’un Monsieur dont j’admire le courage et le mental.
J’entraîne en général des athlètes benjamins à juniors pour du cross-country et du demi-fond court, et je m’éclate à faire ça, c’est mon domaine, mais n’ai pas résisté, depuis la dernière rentrée, à répondre aux sollicitations d’athlètes masters ayant envie de progresser sur du long, voire du très long, en partant d’une base de vitesse. Je ne suis pas compétent pour le trail et l’ultra-trail, ni d’ailleurs pour le marathon, et ne tiens pas sur ce plan à concurrencer notre excellent Franck Le Charpentier, dont le hors-stade est la spécialité et qui s’en acquitte très bien, mais voir si les fondamentaux du demi-fond pouvaient s’appliquer à du plus long, avec la recherche d’un équilibre entre les différents compartiments de compétences nécessaires pour la distance choisie, en fonction de la morphologie de l’athlète et de ses qualités propres, m’intéressait comme un petit défi.
J’ai donc donné un coup de main à Romain Le Goff et à Denis Caillaud, associés à mon groupe de jeunes, pour préparer leurs RV très (très) longs de l’automne et de ce printemps, et suis ravi de constater que les expériences s’avèrent concluantes.
Un effort mentalement et physiquement hors-norme, chapeau !
Voici ce que m’a écrit Denis ce soir depuis son ultra-trail des Chevaliers, 158km et 5700m de dénivelé positif :
« Je termine finalement en 24h27, à la 145e place, ce qui me satisfait vraiment au vu du niveau et des conditions de course. Je suis parti dans la première vague, mais volontairement dans les derniers afin de gérer le début de course. Les 22 premiers kilomètres étant principalement en descente, je ne voulais surtout pas partir trop vite. La stratégie a vraiment payé. Sur le suivi de course, j’étais environ 616e au début, puis j’ai remonté progressivement tout au long du parcours pour finir 145e. La progression a été très régulière du début à la fin. À partir des grosses montées, j’ai commencé à remonter progressivement, car je savais que c’était un point fort sur lequel je pouvais m’appuyer. Les sensations étaient bonnes et la stratégie de départ prudent a bien fonctionné.




