Championnat de France de cross-country, Carhaix, dimanche 8 mars
A la question de savoir comment étaient ces France de cross 2026 à Carhaix, s’ils valaient vraiment le détour, on ne peut répondre qu’avec un grand sourire. Oui, c’était bien, c’était grand, c’était beau. Le parcours était superbe, un très beau parcours de cross, exigeant, qui n’a consacré que des spécialistes affutés, très en forme. Le public était présent en foule, enthousiaste, chaleureux, connaisseur. L’ambiance était de feu, et les premiers acteurs, les athlètes, ont été brillants, avec des courses spectaculaires, disputées. Tout cela c’est l’impression ressentie sur le pourtour, par les spectateurs, les accompagnateurs, les proches. De l’extérieur, on s’est régalé.
De l’intérieur, c’était moins évident. On a vu les plus jeunes, dans la Coupe de France des Minimes, tituber après la ligne et, pour la plupart d’entre elles ou d’entre eux, s’écrouler, épuisés, une fois possédé le Graal… On a vu des masques de souffrance, dans toutes les courses, ça allait vite, c’était dur, le niveau était incroyable, et il y a eu au final un certain nombre d’abandons. Il y a des accompagnateurs de régions que nous ne citerons pas qui avaient l’air de découvrir le cross. Quand on leur a dit qu’en Bretagne, après Saint-Onen, Carnac et Evreux , on vivait une série de cross mémorables, ils ont mieux compris le triplé breton sur le cross court hommes, par exemple.
Et que dire de la densité ? Pour illustrer le propos, regardons Raphaël Boué à Saint-Onen : il est 10e à 36″ de Théo Blanchard, 5e, et à 14″ de Malo Foucrit, 7e. A Carhaix, Raphaël est 180e (sur 375 classés), à 29″ de Théo, 127e, et à 13″ de Malo, 155e. En 30″, il y a 55 juniors qui se sont intercalés entre Théo et Raphaël. C’est considérable. Le niveau est monstrueux ! Raphaël comparativement est mieux qu’à Saint-Onen et il n’est que 180e, 19e Breton, 8e du département. Toutes les courses étaient du même acabit, avec le gratin français, dont le niveau s’est élevé considérablement au fil des ans. Nos 7 EAC qui ont participé peuvent être fiers d’eux. Et le souvenir dans leur tête n’est pas prêt de s’effacer.
Tout au long de la journée, l’ambiance a été de feu… avec une foule énorme et un immense vacarme à certains endroits. On a l’habitude en Bretagne, mais beaucoup de coureurs et coureuses d’autres régions ont déclaré avoir éprouvé des frissons à certains moments, tellement ils se sont sentis portés par le public… Impressionnant !


















