Laurent Meunier

Laurent : L’heure de l’au-revoir

Une page bénévole se tourne

J’ai encadré ce matin mardi 7 juillet mon dernier entrainement. Il est donc l’heure de tourner une dernière page et de vous dire au-revoir. La décision, douloureuse, a été difficile à prendre. Et, en même temps, était devenue pour moi inéluctable. Depuis que j’en ai fait l’annonce à mon groupe d’athlètes, puis aux parents des plus jeunes, les marques de sympathie, et même d’empathie, ont été nombreuses, et parfois m’ont déchiré le cœur. Je ne reviens pas sur les décisions qui ont motivé cet arrêt : elles sont personnelles et n’ont rien à faire ici. Ce qui est certain, c’est que le collectif encadré va me manquer, c’est une évidence, et je ressens déjà le vide que va laisser en moi son absence à partir de la semaine prochaine, une fois passé le meeting de Janzé, puis surtout à la mi-août, quand les jeunes de mon groupe demi-fond/cross reprendront, sans moi, le chemin du stade.

Je voudrais dire merci pour ce que m’ont apporté tous ces athlètes au fil des ans. Les PO du départ ont grandi, sont devenu BE, MI CA puis aujourd’hui JU. D’autres se sont agrégés, des plus jeunes et des plus anciens, jusqu’à des MA ces deux dernières années. J’ai eu souvent le sentiment que ce que je donnais aux jeunes, avec tout mon cœur, ils me le rendaient deux fois, par le rapport de respect, de bonne humeur et de confiance développé entre nous mais aussi par l’ardeur qu’ils mettaient à bosser, et, par contrecoup, par les résultats qui s’ensuivaient… J’ai arrêté, il y a deux ans, de compter les titres, les médailles, les performances, les qualifications, les sélections, je n’arrivais plus à suivre (je verrais pour publier tout cela un autre jour, peut-être).

Cet article : le 1001e publié en quatre ans et demi

Janzé Athlé, pour moi, ça a été aussi un engagement en tant qu’administrateur, en amont et en aval de la période Covid, et ça a été une période pas toujours évidente à vivre, avec beaucoup d’interrogations (et d’inquiétudes collectives) pour l’avenir du club, dans les années 2020/2021. Même si le travail a d’abord été celui d’un groupe, sous l’impulsion notamment du Président et de la Trésorière de l’époque, je suis très fier aujourd’hui d’avoir été moteur pour l’embauche de Mathieu. C’était alors une vraie prise de risques, qui n’allait pas de soi financièrement et administrativement, mais cette vision de l’avenir (finalement partagée au sein du bureau), s’est avérée la bonne, et a permis le développement de ce qui fait aujourd’hui la grande force du club : ses licences jeunesse.

Janzé Athlé, à mes yeux et enfin, c’est son site Internet, et j’ai toujours trouvé qu’il était important, parallèlement au faire, de faire savoir. C’est une bonne façon de valoriser en interne nos athlètes et en externe notre club. Je sais que notre site est abondamment regardé par Bain et Cesson, nos partenaires au sein de l’EAC, mais aussi par l’EAPB, le CJF, Athlé Pays de Fougères et le CDA 35, qui parfois nous emprunte des photos… On nous envie sa qualité et son rythme de parution. C’est une valeur ajoutée non négligeable pour le club, importante pour les partenaires et les mécènes… WA, Facebook et Insta ont évidemment leur importance également au quotidien, mais le site me paraît une vitrine incomparable et dont le rythme échappe à la fâcheuse instantanéité des réseaux sociaux, où le switch des doigts plastiques a tendance à mettre en veille la plasticité du cerveau.

Je continuerai à penser très fort à vous et à regarder les résultats

Depuis mon premier article publié, le 22 janvier 2022, il a coulé de l’eau sous les ponts, et j’ai passé hier lundi les 1000 articles parus en 1628 jours, soit une moyenne sur l’année de plus de deux articles tous les trois jours depuis quatre ans et demi… C’est là, à compter les heures passées à entraîner, à animer les séances, à préparer les plans, à inscrire et accompagner les athlètes aux compétitions, à répondre aux questions, à prendre et à traiter les photos, parfois à faire juge, jadis à faire administrateur, et à rédiger et publier tous ces articles, que j’ai pris conscience que j’avais atteint mes limites et qu’il fallait maintenant que je prenne un peu de champ. Je pense avoir fait le tour de ce que peut faire un bénévole, je pense que j’aurais pu difficilement faire davantage, et je tiens aujourd’hui à vous assurer que cela a toujours été un plaisir.

Le plaisir a toujours été mon moteur principal et j’espère qu’il continuera à vous rassembler, par-delà les divergences (normales au sein d’une association, et même souhaitables), afin que ce club reste ce qu’il est devenu au fil de ces dernières années : l’un des clubs importants du département, et là je ne parle plus seulement de Janzé Athlé mais de sa composante EAC, avec Bain et Cesson. A l’heure de vous dire au-revoir, je tiens donc d’abord à dire merci à ce club pour tout ce qu’il m’a apporté depuis 2012. Au départ, j’ai suivi ma fille, qui a pris une licence EA, sans un instant imaginer où cela allait m’entraîner. Aujourd’hui, je ne la remercierai jamais assez d’avoir pris cette licence. Elle lui a fait du bien, à elle, qui a développé l’excellence selon Aristote (sport et musique), et elle m’a fait du bien à moi, qui me suis éclaté à voir grandir tous ces jeunes.

Bonne suite à toutes et tous !

Affectueusement. Sportivement.

Laurent

 

 

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Une quête du Graal venteuse à Laval pour les Pré-France

Pré-France de la Ligue du Grand Ouest, Laval, 4 et 5 juillet

Pré-France de la Ligue du Grand Ouest, c’était le nom officiel cette année de ces Pré-France sur piste, qui regroupaient Normandie, Centre-Val de Loire, Pays de Loire et Bretagne. Nous avions sept représentants à y faire une dernière sortie, et éventuellement à aller y chercher l’exploit d’une qualification pour les France, qui ont lieu cette année du 16 au 19 juillet, à Charléty. Dans ce clan des sept, le plus déçu, au soir de Laval, devait être Esteban Fleury. Il lui restait quelques dizaines de cm à grignoter pour se qualifier. Avec 39m73, ce sera un peu juste. Il est 37e national et il fallait être dans les 28, ou réaliser 45m (qualification directe). Justine Bourgault n’est pas passée si loin non plus, sur les résultats de l’année. Avec un record sur le triple à 11m20, il fallait s’approcher des 11m60 pour passer (11m75 en qualif directe). Pour les quatre autres cadets des six en quête de hauteur, c’était plus difficile : Manon Le Nard, avec un record à 70″15 sur 400m haies, Maëlys Renoult (61″66 sur 400m), Justine encore (26″70 sur 200m), Armel Jouve (Cesson, 11″29 sur 100m) et Sayhann Ksouda-Lainé (1m83 à la hauteur) étaient condamnés au gros exploit pour se qualifier, ce qui, sur le stade venteux de Laval, s’est avéré délicat à réaliser.

Une junior était présente également, Lucie Duvigneau (Cesson), à la recherche elle aussi de la performance sur le 200m (record cette saison à 26″22), mais la barre là encore était vraiment trop haute (largement moins de 25″).

Bref, déception globale, mais une dernière sortie en groupe pour garder le moral et se faire plaisir jusqu’au bout. Il reste encore Bréquigny mercredi, Janzé vendredi, occasions de derniers sprints, lancers et sauts effrénés, puis ce sera l’heure de remiser les pointes jusqu’à septembre.

Les résultats

Justine Bourgault 27″73 et 11m02, Maëlys Renoult 61″86 en série, Manon Le Nard 74″74 en série, Esteban Fleury 36m01, Sayhann Ksouda-Lainé 1m71 en hauteur et 52″90 en série du 400m, non partant sur le 110m haies et sur la finale du 400m, Armel Jouve 11″48 et 23″31 en séries, 11″53 et 23″37 en finales, Lucie Duvigneau 26″50 en série.

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Dreux : les filles à un rien du top !

Finale nationale des 8/2/2/8, Dreux, samedi 4 juillet

Dans le cadre de la grande fête des Pointes d’or, qui chaque année rassemble les meilleurs minimes français, filles et garçons, se déroule la finale nationale des 8/2/2/8. Il faudrait faire une étude statistique pour vérifier l’exactitude scientifique de l’hypothèse, mais il est vraisemblable que les 14/15 ans présents à cette fête nationale sont plus développés que la moyenne. On y voit des gabarits parfois impressionnants, déjà plus proches de l’état d’adulte que des tailles incertaines de l’enfance. Sans doute est-ce l’une des raisons expliquant que beaucoup de ces minimes ne font plus parler d’eux une fois réellement arrivés à l’âge adulte. Les autres ont grandi, ont commencé à progresser et surtout ont appris à travailler, où les surdoués de quinze ans oublient souvent la vertu des séances d’entraînement.

D’un côté, tout est facile, on s’amuse, de l’autre on doit trouver son plaisir dans le dépassement perpétuel. Pourquoi cette digression ? Parce que c’est un peu le sentiment qu’on a depuis qu’on s’est lancé dans l’aventure de ces 8/2/2/8 en 2023 et qu’on fréquente ces Pointes d’or. Nos équipes EAC sont du côté du travail, tandis que d’autres sont du côté ouaih j’ai fait qu’un footing cette semaine mais ça va le faire… Bon, après, ne généralisons pas, nous avons aussi nos doués. Carole Jouve par exemple. Pied, puissance explosive, tonicité au sol. Le guépard au féminin. Mais pas accro aux entraînements. Jeanne Serraj a été un un peu comme ça un temps mais a commencé à prendre conscience qu’il lui faut davantage travailler pour retrouver sa posture de benjamine (celle de la gagneuse). C’est sa grande chance.

Bain, Janzé et Cesson rassemblés pour un relais qui représente vraiment l’EAC

Rose Mahé, c’est le cas à part. La douée, mais jamais assurée d’elle-même, toujours dans le doute, à devoir vérifier que tout va bien. Du coup c’est une bosseuse acharnée. Et en plus elle y trouve du plaisir. Elle adore rendre au sol ce qu’il lui donne. Dans une sorte de relation intuitive, hier au ballon, aujourd’hui au chemin de terre et au tartan qui lui permettent de se sublimer dans une sorte de tension interactive à la distance, celle que mesure le chrono ou le décamètre. Par contre, sa faille, pour le moment, c’est la relation à l’autre. Si on dit à Carole qu’elle la meilleure, elle vous prend au mot et fonce. Si on dit à Rose qu’elle n’est pas battable, elle panique et trouvera le moyen de se faire battre. C’est son axe de progrès. Trouver en elle la marge d’apaisement qui lui permettra de ne plus se concentrer que sur elle-même.

Reste Nina Rocher. La fille de son âge, moitié ado, moitié enfant, encore à ce stade intermédiaire que dans les Centres de loisirs on appelle l’âge passerelle. Affolée de voir le niveau, s’effrayant par avance d’être certainement distancée, trouvant trop grands tous ces quinze ans brillants… Voici les quatre actrices de la pièce qui s’est jouée à Dreux. Nous avions décidé, avec Keven Georgelin, entraîneur des Cessonnaises, que nous ferions partir Rose devant, pour que l’équipe soit à la bagarre sur au moins 1600m des 2000m de ce 800/200/200/800m. A charge pour Nina, sur le second tour de son 800m, de faire ce qu’elle pourrait et de résister le plus longtemps possible au probable retour des concurrentes. C’est un choix assumé et qui a fonctionné, au moins partiellement, jusqu’à 200m de la ligne.

Un grand bravo aux quatre filles, qui ont tout donné, du mieux qu’elles ont pu

Rose a passé le témoin en 5e position (2’26), et Jeanne, puis Carole ont consolidé la place (54″ à elles deux), accentuant l’écart avec les suivantes. Seulement, c’était demander beaucoup à Nina, qui a levé un peu le pied à l’entraînement lors de la récente période de chaleur et n’est pas parvenue à reproduire le 2’35 de la qualification à Montfort-sur-Meu. Les 200 derniers mètres ont été difficiles, la côte était raide, et plusieurs concurrentes sont revenues et l’ont passée. Elle finit en 2’41. Cela reste bien, très bien même pour une minime (l’équivalent de son record sur un 1000m), et la performance n’est qu’un des critères. Ces relais ont d’abord pour première vertu de faire cohésion au sein d’un groupe, de partager des expériences qui se gravent dans la mémoire, puis ensuite de se confronter au meilleur niveau, de voir ce que c’est que le meilleur niveau national.

Pour le club, l’important était d’en être. L’espoir était de finir meilleure équipe bretonne. Ce n’est pas le cas. Tant pis. Toutes les quatre ont tout donné, se sont bien amusées, et nous avons été ravis, Keven, Estelle Doigneau (brillante coach mentale) et moi de partager cette belle aventure avec elles… Les garçons à Toulon en 2023 (Esteban Bouillaux, Luc de Rancourt, Quentin Planchenault et Léo Guiheux) demeurent la référence (4e, à un souffle du record départemental). Louise Théodin, Léa Théodin, Justine Bourgault et Rose Mahé à Obernai en 2025 ont fini 17e sur les deux finales. Cette année le relais termine 13e et 2e équipe bretonne, derrière le CJF Saint-Malo, qui l’avait déjà battu à Montfort/Meu en mai. C’est donc très bien et on est dans les eaux estimées sur le papier. Un grand bravo par conséquent à toutes les quatre !

Le résultat de ce 8/2/2/8 MIF est ICI.

   

 

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Fougères terre de jeu et de progression pour le demi-fond

Meeting de Fougères et championnat de Bretagne du 5000m, samedi 4 juillet

Depuis plusieurs années, le meeting de Fougères a trouvé son identité à travers le demi-fond. Le club de l’Athlé Pays de Fougères également, dont l’école de demi-fond est peut-être actuellement la plus performante de Bretagne chez les jeunes, avec des résultats remarquables dans les catégories minimes à juniors. Cela donne une identité au club, autour de laquelle tout se structure, au point qu’aux Interclubs cette année le club a presque atteint pour la première fois la barre des 40 000 points. En allant à Fougères, on entre en terre de cross et de demi-fond. Nos athlètes de l’EAC l’ont bien compris, qui ont été plusieurs ce samedi 4 juillet à aller chercher la performance.

Pour la perf du jour, on hésite entre Basile Chevrel et Mathis Houssais sur le 5000m, 14’35″55 et 14’49″26, records perso explosés et records du club battu (SEM, ESM et toutes catégories), et l’étonnant Donovan Rouxel, dont on ne sait où il va s’arrêter, et dont le spectre, du 800m au trail, en passant par le steeple et le triple, est remarquablement large. Cette fois, il claque un superbe 1’55″85, record perso là aussi explosé et nouveau record du club SEM et toutes catégories. La perf de Basile est N4, celles de Mathis et de Donovan IR1, comme celle de Tiphanie Lecomte (Cesson), 4’42″70, 4″ derrière son record mais qui revient bien après son coup de mou de Saint-Malo. C’est le cas aussi de Lou Gaspais, qui, avec 18’17″23 (IR2), n’est plus très loin du 17’52″10 de 2025.

Records tous azimuts pour le demi-fond

Raphaël Boué et Léo Guiheux, chacun dans sa série, fait un chrono analogue, 4’12″36 pour le premier, 4’13″54 pour le second, un peu en-deça de l’attendu pour Rapha (mais contrecoup normal de son 3000m record de Nantes), très encourageant par contre pour Léo, qui explose son record de près de 5″. Perf IR4 pour les deux. IR4, c’est aussi le niveau de Robin Legouable (Cesson) sur le 800m, 2’01″52, un peu en-deça des perfs de son début de saison (1’59″27 le 17 mai). Sur le 5000m, support du championnat de Bretagne de la distance, Esteban Bouillaux, explose lui aussi son record perso, 16’24″63 contre 16’53″62 le 30 mai à Auray. Lénaic Renault (Cesson), nouveau converti au demi-fond, progresse lentement mais sûrement, avec 17’19″98, ce qui, pour un néophyte de ces distances, est plutôt très bien.

Pour en finir avec les résultats remarquables du demi-fond, notons aussi nos deux benjamines de Janzé, Clémentine Caillaud et Ambre Bouvier, 3’37″41 et 3’45″39, records perso battus. Enfin, dans la famille Caillaud, on demande Ewen et Denis. Record perso pour Ewen sur 1500m (4’29″38), plus très loin pour Denis, qui se rapproche de son meilleur (4’52″72 contre 4’46″39 en 2025). Ce sera pour le meeting de Janzé.

Pas mal non plus pour le sprint

Le demi-fond était roi, mais il y avait aussi du sprint à Fougères, avec les athlètes de Cesson Lucie Duvigneau, hélas contrainte à l’abandon sur 400m (blessure ?), Marie Duvigneau 54″58 sur le même 400m (perf N2, dans l’absolu LA perf de la soirée pour nos couleurs), François Chevalier 49″21 sur 400m toujours (perf N4), Hugo Baudu 11″22, et le phénomène Souleymane Idi-Abdo, 10″97 en série, puis 10″89 en finale, tous deux sur le 100m (perfs IR2 et N4).

Bravo à toutes et tous pour ces jolies perfs et merci à Denis pour les quelques photos du demi-fond. Si quelqu’un a des photos des 5000m et du sprint ?

   

   

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L’EAC sur quatre fronts ce week-end

Le programme des 4 et 5 juillet

Championnat de Bretagne du 5000m (Fougères), à suivre en direct ICI.

Avec Basile Chevrel (finale 1), Mathis Houssais (finale 2), Esteban Bouillaux (finale 5), Lénaïc Renault (Cesson, finale 6) et Lou Gaspais (finale féminine).

Meeting Evelyne-Joannic de l’Athlé Pays de Fougères, ICI.

Avec pas mal de Janzéens (Ambre Bouvier, Clémentine Caillaud, Donovan Rouxel, Léo Guiheux, Raphaël Boué, Ewen et Denis Caillaud), et de Cessonnais (Marie et Lucie Duvigneau, Tiphanie Lecomte, Souleymane Idi Abdo, Hugo Baudu, François Chevalier, Robin Legouable)

Finale nationale 8/2/2/8 (Dreux), dans le cadre de la finale nationale des Pointes d’or, qui réunit les meilleurs minimes de l’hexagone. ICI.

Avec Rose Mahé (Bain), Jeanne Serraj, Carole Jouve (Cesson) et Nina Rocher (Janzé). Le quatuor courra à 19h45, dans la finale 1.

Pré-France de la Ligue du Grand Ouest U18 et +, à Laval. ICI.

Avec là encore des Janzéens (Manon Le Nard, Justine Bourgault, Sayhann Ksouda-Lainé, Esteban Fleury) et un Cessonnais (Armel Jouve).

Bon courage à toutes et tous !

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Une virée à Nantes qui tourne bien

Meeting du Stade Nantais AC, stade de Procé, mercredi 1er juillet

Après la bande des quatre à Caen samedi (Maëlys, Léa T, Manon et Sharleen / voir ICI), la bande des quatre à Saint-Malo dimanche (Léo, Ewen, Noah, Denis / voir ICI), et avant la bande des quatre à Dreux samedi (Nina, Jeanne, Carole, Rose / voir ICI), une autre bande des quatre s’est dit Tiens pourquoi pas ? Si d’autres ont envie ainsi de constituer une bande pour joindre l’utile à l’agréable et faire la tournée des stades, le club est preneur, surtout quand ça marche, comme c’est le cas pour le moment.

Le déplacement de Nantes à la base était une idée de Léo et Raphaël, à laquelle ont adhéré Faustine et Rose, ainsi finalement que Bertille et Gabin (mais hélas trop tard pour ces deux derniers), et c’était finalement une très bonne idée. Les conditions étaient bonnes, le stade du parc de Procé est un beau stade, le meeting bien organisé et nos quatre jeunes gens présents se sont bien amusés.

Rose et Léo retrouvent le moral…

Rose Mahé (Bain) est 3e en 3’04″00 d’une finale très relevée, gagnée en 2’57″31 par la double championne de France UGSEL (cross et 1000m) et 3e du France FFA de Carhaix, Isaure Deleplanque (Angers). Pour Rose, c’est du baume au cœur après la désillusion de Saint-Renan (avec la perf de ce mercredi à Nantes elle aurait été championne de Bretagne samedi), même si le minima Horizon n’est toujours pas atteint (3’02″94 cette saison pour une barre fixée à 3’02″50).

Léo Guiheux gagne une série très serrée en 2’03″57, approche son record (2’03″02 il y a un an) et surtout confirme après Saint-Malo qu’il a retrouvé son mordant après un petit coup de mou début juin. Il lui reste encore deux courses (1500m Fougères et 800m Bréquigny) pour aller chercher ses meilleures perfs sur ces distances. On croise les doigts.

… et Faustine et Raphaël ne sont pas en reste

Faustine Louaisil s’est alignée sur 1500m, qui est la distance du compromis et normalement de l’excellence pour elle, avec sa vitesse de base et sa capacité théorique à la tenir dans la durée (mais il lui faut maintenant le pratiquer plus souvent, pour que les particularités propres au 1500m deviennent pour elle « naturelles »).

Avec 5’24″31, pour son premier de l’année, elle se rapproche elle aussi de son record (5’22″66 en 2024). De plus, 3e de sa série (sur 13 classées), on devine comme Léo qu’elle a retrouvé le moral.

Le plus attendu de la soirée était Raphaël Boué, qui voulait une course rapide pour s’approcher un peu plus de la barre des 9′ sur 3000m. Il en rêve depuis deux ans et tenait mordicus à franchir ce cap. Avec son 4’10″58 de Lamballe sur 1500m le 20 juin, il était potentiellement dessous. Il fallait juste la course qui permette de transformer le fol espoir en réalité tangible.

Et bien, c’est fait. Avec 8’51″43, Raphaël a enfin franchi ce cap qui lui était promis depuis si longtemps. YES ! Remarquable 7e d’une course qui se gagne en 8’31, il s’est trouvé embarqué dans le bon wagon (huit gars en 6″, entre 8’47 et 8’53). Bravo Raphaël, c’est mérité. Tu as beaucoup bossé, régulièrement, et ce résultat est le seul fruit de ton travail. Excellent !

Bravo à tous les quatre pour cette soirée d’enfer ! Fier de vous.

Raphaël a battu son record sur 3000m de 31″. Impressionnant ! (Photos d’Archives)

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Rose et Carole dans l’équipe de Bretagne

Coupe de France des Ligues minimes, Pontoise, 14 juillet

La sélection bretonne pour la Coupe de France des Ligues minimes est tombée ce lundi. Et, bonne nouvelle, nous aurons deux représentantes de l’EAC dans une sélection de très haut niveau, qui disputera la compétition à Pontoise, dans le 92, non loin de l’arche de la Défense.

Carole Jouve (Cesson), c’était espéré, après ses belles perfs de Saint-Renan samedi (trois médailles pour rappel aux championnats de Bretagne minimes). Rose Mahé (Bain), c’était attendu, mais c’était devenu incertain après la contre-performance de samedi. C’est finalement le bilan breton qui a joué (elle est 2e sur 2000m et 2e sur 1000m). Elles seront donc toutes les deux alignées sur 80m (pour Carole) et sur 1000m (pour Rose). A noter que le 1000m se déroulera à peu près à l’heure du défilé sur les Champs-Elysées, et il est tout à fait possible que sa course soit ponctuée par le passage de rafales. Encore du vent, venu de Bretagne ? Non, on parle des avions de chasse…

En tout cas, bravo les filles, c’est une très belle nouvelle pour le club ! Surtout qu’on va retrouver nos deux championnes, en avant première du feu d’artifice du 14 juillet, ce samedi 4 juillet, à Dreux, à 19h45 précisément, pour la finale nationale du 800/200/200/800m MIF, avec Nina Rocher (Janzé) et Jeanne Serraj (Cesson) pour accompagner Rose et Carole. Un quatuor de choc en formation serrée et pour une campagne qu’on espère brillante !

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Vent de fraîcheur sur Saint-Malo

Meeting de Saint-Malo, dimanche 28 juin

Le meeting de Saint-Malo 2025, c’était chapeaux, crèmes solaires et brumisateurs. Saint-Malo 2026, c’était petite pluie légère et vent tourbillonnant assez frais. Le bonheur, après la fournaise de la semaine passée. Bon, le vent a joué au farceur, avec quelques tours pendables pour les sprinteurs, soulevés par de soudaines bourrasques, et pour les demi-fondeurs, scotchés par de violentes rafales. Tant pis, trop de plaisir à fouler la piste d’une foulée alerte et fraîche, enfin fraîche ! La délégation EAC promettait au départ d’être émincée : sans faire dans le gras, elle était finalement très correcte, avec quinze athlètes présents et trois juges (le Cessonnais Kevin Doucot et les Janzéens Christophe Fleury et Wilfrid Lebreton).

Les résultats sont corrects également, le meeting étant à mi-chemin entre les Régionaux de Lamballe et les derniers RV de la saison (Fougères, Bréquigny, Janzé, les Pré-France, puis les France pour les qualifiés). La palme de la journée revient à Souleymane Idi-Abdo (Cesson), à qui son Président de fédération (le Niger) ne cesse plus de promettre monts et merveilles : Pékin en 2027 et Los Angeles en 2028. On croise les doigts. En attendant, il cartonne : après avoir passé la barre des 11″ pour la première fois à Lamballe samedi dernier (10’95), il remet le couvert ce dimanche à deux reprises : 10″84 en série, puis 10″90 en finale, vent régulier s’il vous plaît. Les petits plats dans les grands ! Il réalise également 22″74 au 200m. Pas mal non plus !

Globalement de très jolies perfs

Avec 934 points à la table de cotation sur le 100m, « Souley », est à égalité avec le représentant du demi-fond du jour, notre Basile Chevrel (Janzé), 3’53″41, qui bat une nouvelle fois en quelques jours à la fois son record perso et le record du club (pour la majorité des records du demi-fond de Janzé Athlé, les deux sont synonymes désormais).

Parmi les autres perfs remarquables, on note Hugo Baudu (Cesson) 11″15 sur 100m et 22″44 sur 200m SEM (842 et 866 points) François Chevalier (Cesson) 11″33 sur 100m et 22″63 sur 200m JUM (791 et 841), Donovan Rouxel (Janzé) 4’01″61 sur 1500m SEM (835), Lucie Duvigneau (Cesson) 26″25 sur 200m JUF (830), Sébastien Kernéïs (Cesson) 4’04″43 (803), Armel Jouve (Cesson) 11″52 sur 100m et 23″33 sur 200m CAM (739 et 752), Yoann Devaud (Cesson) 6m15 à la longueur SEM, régulier, après avoir réalisé 6m17 la veille à Caen (742), Esteban Fleury (Janzé) 39m73 au disque et 11m44 au poids CAM (690 et 613), nouveau record perso au disque, et Léo Guiheux (Janzé) 2’05″25 sur 800m JUM (637), avec de bonnes sensations pour son retour sur 800m.

En progrès également : Ewen Caillaud (Janzé) 4’31″47 sur 1500m CAM, nouveau record perso, et Noah Barillé (Janzé) 4’45″59 sur 1500m et 24″90 sur 200m JUM, nouveaux records perso. Bonne reprise aussi pour Denis Caillaud (Janzé), en recherche de vitesse après l’ultra d’Obernai, 4’56″59 sur 1500m MAM. C’est encore un peu dur pour lui d’aller vite mais ça va revenir. Enfin, petite déception relative pour Tiphanie Lecomte (Cesson), contrainte à l’abandon sur le 1500m, après un passage au 800m en 2’28. Un coup de pas bien, mais qui vient après un récent record à 4’38″56. On oublie et on repart. Sa saison pour le moment est superbe !

 

 

 

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