Un spectacle d’enfer au festival de la boue
Championnat régional de cross, Carnac, dimanche 1er février
Ils ont été les premiers héros du jour. Ils ont pavé la voie royale. La voie de la boue, la voie du cross, un boulevard pour les as de la gadoue. Merci aux Masters. « In luto vero » (« dans la boue le vrai »), comme on dit « in vino veritas ». Grâce à eux, le champ soudain noir est devenu champ d’honneur.
Bon, on se calme, mais c’est vrai quand même que, grâce à nos 300 valeureux masters, on a su très vite où était le parcours : il suffisait de suivre la tranchée boueuse. Comme les 300 spartiates au défilé des Thermopyles ont écrit leurs noms dans le sable avec du sang, nos 300 masters bretons (de manière plus pacifique) ont inscrit leurs pas dans une boue immémoriale, inscrite depuis l’an passé au patrimoine mondial de l’Unesco.
Marie Bouchard, dans le Ouest-France de ce lundi 2 février, évoque avec plaisir un « festival de boue ». Elle y a été à l’aise, comme Benoît Fenouillère : elle a donc apprécié. Ce n’a pas été le cas de tout le monde. Les pistards de type « pousseurs » ont été davantage à la peine. La prime était à la puissance ou aux petits gabarits plus à l’aise dans la montée de genou légère que dans la poussée franche.
N’empêche qu’on a vécu un très beau cross régional, très spectaculaire, et dont on peut sortir très fier quand on y a participé comme athlète. On sort grandi de ce genre d’épreuve.
Les Pré-France, à Evreux dimanche 15 février, auront lieu en grande partie sur un hippodrome, donc a priori une terre plus tassée que la pâture de Carnac. Même s’il pleut beaucoup, le répondant ne sera pas le même, et nos coureurs à la physiologie plus adaptée à la piste ou à des terrains moins glissants pourront y exprimer davantage leurs qualités.
Les masters : reçus 4 sur 7
Mention donc à nos masters. Il semble qu’ils soient finalement quatre qualifiés individuels (Sliman Habis, Mickaël Piquet, Samuel Bergeon, Julien Roussel), ce qui au bout du champ nous feras une équipe à Évreux. Dommage que Fabien Letort ait oublié de lacer plus serrées ses chaussures (seul incident du genre de la journée, on progresse !) : nous aurions eu cinq qualifiés… Denis Caillaud et Cyrille Jolivel sont un peu plus loin mais n’ont pas démérité et se sont bien battus. Ils peuvent être fiers de leur parcours.
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