Trans Aubrac

LA TRANS AUBRAC (105 km, D+ 3652m, D-3810m)

21 avril 2018

Départ matinal, le RDV pour la navette est fixé à 4h15. Je suis prête : matos OK, bouffe OK, briefing avec Christophe OK (il fera mon assistance, forfait sur sa course car poignet plâtré), physiquement presque OK, mentalement plus que OK car gonflée à bloc.

Un départ digne des Ultra Trail : jeux de lumière, feu d’artifice sur fond de vieilles pierres, je frissonne déjà. Les lampes frontales s’étendent petit à petit dans les chemins de l’Aveyron. Je pars doucement, maitre mot : gérer l’effort et profiter à fond de cette belle aventure. J’enchaîne les kilomètres et prend de l’altitude tranquillement. Le paysage est changeant, passage en forêt, petits sentiers bordés de murets de pierre, bâtisses typiques aveyronnaises, châteaux, couvent, c’est magnifique. A chaque village, même au petit matin, des gens sont là pour nous encourager, sur fond de cloches à vaches. J’arrive aux 55ème kilomètres, je fais le point à mi course avec Christophe, qui est présent sur chaque ravito : estomac OK, cheville qui titille, je décide d’aller voir le médecin de la course pour un strapping, histoire de pouvoir finir sans trop de souffrance. Je repars gonflée à bloc, comme veux la tradition à Laguiole, j’ai même touché « les coucougnettes du taureau » sur la place du village pour me porter chance.

J’attaque une grosse montée qui m’emmènera sur les plateaux de l’Aubrac. Début de l’après midi, le thermomètre commence à monter et le paracétamol donné par le médecin au ravito me fait un drôle d’effet : somnolence, vertige et maux de ventre….je commence à m’inquiéter.

Je profite des paysages lunaires des plateaux de l’Aubrac, mais les problèmes digestifs vont venir gâcher ce bon moment, déjà 10 h de course et 70 km parcourus. Les 2 heures qui suivent sont difficiles, je ne fais que vomir. J’arrive au ravitaillement du Buron (kilomètre 78) ou Christophe m’attend. Vu mon état, je décide de me reposer une vingtaine de minutes, puis je repars sous les encouragements de Christophe (juste après avoir vomi une énième fois). Je veux tenter quand même, voir si je peux me réhydrater et me réalimenter un peu. Malheureusement c’est de pire en pire, plus rien ne passe, déjà 4h cumulées ou je ne bois et ne mange presque plus, je n’ai plus de jus….

Je retrouve Christophe au milieu de nul part, je m’écroule la tête à coté d’une bouse de vache et je réalise que je ne suis plus trop lucide, très fatiguée, l’estomac complètement noué, et je n’avance plus à rien !!! Je prends donc la décision de stopper mon aventure, 83 kilomètres parcourus en 14h30.

Cela restera une magnifique expérience et un beau défi….Et pourquoi pas y retourner l’année prochaine….avec le club ? LA TRANS AUBRAC propose différents formats de courses accessibles à tous, cela serai une chouette sortie avec le club !!!

Maud

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